
Bélaye
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LÉglise grande de Bélaye
Cest léglise actuelle,
appelée aussi Eglise de lHôpital. Elle date du 14ème siècle. Sa
construction a duré environ cent ans.
Son aire ne comprend pas
moins de 787 m2. Par ses voûtes et ses fenêtres trilobées, elle appartient
au genre gothique. Ce qui lui donne un cachet très particulier, ce sont
quatre grandes colonnes rondes, très simples, mais dun très bel effet, qui
supportent tout lédifice. Cette disposition est extrêmement rare, et na
pas de similaire dans les environs. Les colonnes marquent la division
intérieure entre une vaste nef et deux bas-côtés. Dans son ensemble, le
vaisseau a un air de grandeur religieuse qui élève lâme, et la porte
instinctivement à la prière. Malheureusement un exhaussement du pavé qui fut
pratiqué en 1721, a gâté considérablement ce bel effet. Dans le mur de
gauche, on voit une cavité cintrée qui désigne lemplacement dun tombeau.
Le clocher était remarquable par sa hardiesse et sa solidité. A la base deux
édicules carrés, que lon croit être deux chambres funéraires ; plus haut la
tribune ; enfin une tour carrée de belles dimensions, couronnée de créneaux,
sélançait dans les airs, dominant tous les lieux dalentour. Le bas de
léglise se confondait avec la ligne des remparts qui fermait la place vers
le couchant. Cétait évidement un lieu fortifié, comme la plupart des
églises de cette époque. On voit à lextrémité du cur deux piliers carrés
ou se trouve un gîte pour le veilleur, avec un petit jour sur la campagne.
Enfin ses combles étaient capables de loger une bonne garnison
En 1721, les
Lazaristes de Cahors entreprirent sa restauration. Les bas-côtés étaient
demeurés à peu près intacts
les voûtes de la grande nef furent
reconstruites en entier, sans le logis supérieur destiné à recevoir les
troupes en temps de guerre. La grande porte dentrée fut transformée en une
autre de style roman, très simple et de bon goût. Le maître-autel adossé à
un mur encore existant, qui se terminait par trois pointes en forme de
pyramide. Le clocher ne parait pas avoir été restauré, et lon se contenta
de réparer ce qui restait de lancien. Cédant au préjugé de lépoque, qui
faisait du gothique le synonyme de barbare, larchitecte avait adopté le
style roman, et cest chose bizarre que de voir côte à côte les deux modes
darchitecture.
A lintérieur, Mr Couderc,
curé de lépoque, fit placer en 1858 un grand et magnifique retable en bois
de noyer, qui sharmonise bien avec le caractère général de lédifice, ce
qui ajoute beaucoup a sa valeur au point de vue religieux et artistique. On
y remarque une belle cène en avant du tableau de lautel, un ciel richement
ouvragé, un beau Christ en croix peint sur toile qui orne le milieu
. Un
grand tabernacle et enfin plusieurs bas reliefs représentant des scènes
dominicaines
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Textes empruntés à « BELAYE ET LES ENVIRONS » de labbé F. LACOSTE (1908) Texte et photos par Gérard Bouysset |
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